Les différences de whisky et d’appellations

Vieux de plus de quatre siècles, le whisky est aujourd’hui l’une des boissons alcoolisées les plus consommées au monde. Sur le marché, vous pouvez en trouver de toutes les marques, et à tous les prix. En ce sens, chacun d’eux possède un caractère qui permet de le distinguer des autres.

Différences entre “whisky” et “whiskey”

Pour mieux comprendre les différences de whisky, vous devez tout d’abord comprendre les différences entre whisky et « whiskey ». Même si tout porte à croire qu’ils ont la même signification, il existe une vraie différence entre les deux appellations. Étymologiquement, le terme whisky vient du gaélique ancien « usquebaugh » qui signifie « eau de vie ». Peu à peu, ce mot dérivé de « uisge beatha (écossais) ou uisge beatha (irlandais) s’est transformé en “whisky”. C’est vers les années 1870 que les Irlandais ont commencé à appeler leur production “whiskey”. À cette époque, l’origine du problème était surtout liée à la qualité. À cause d’un processus de distillation de mauvaise qualité, les whiskies écossais étaient moins appréciés, comparés aux boissons fabriquées en Irlande qui étaient bien meilleures. C’est pour souligner cette différence aux consommateurs étrangers que les Irlandais ont ajouté le “e” supplémentaire. Aujourd’hui, les différences d’appellations demeurent, même si les Écossais produisent d’excellents whiskies. En Irlande tout comme aux États-Unis, le mot “whiskey” est encore fréquemment utilisé. En revanche, l’Écosse et le reste du monde préfèrent le mot “whisky”. D’ailleurs, ce dernier est officiellement l’orthographe internationale de la boisson.

Les ingrédients

Pour les non-buveurs, tous les whiskies — malt, blended, grain, etc. — désignent la même boisson. Pourtant, les ingrédients utilisés permettent d’établir une grande distinction. En effet, des différentes variétés de céréales utilisées dans la production découlent d’importantes différences de whisky. De ce fait, le “malt” fait référence aux whiskies distillés uniquement à partir de céréales maltées. À titre d’exemple, le traditionnel scotch écossais est produit avec de l’orge 100 % maltée. En revanche, les whiskies de grain sont fabriqués majoritairement avec des céréales non maltées telles que le blé, le seigle, l’avoine, etc. Sachez toutefois qu’en faibles proportions, l’orge maltée peut quand même être utilisée. Dans cette optique, la recette de base du bourbon suppose au moins 51 % de maïs. Pour ce whiskey américain, le reste peut être composé d’orge maltée, de blé, de seigle, etc. Aussi, plus la proportion de maïs est grande, plus le whiskey sera sucré. Quant au whisky le plus consommé dans le monde, le “blend”, c’est l’assemblage entre différents whiskies. Il peut évoquer en ce sens un assemblage de whiskies de malt et/ou de grain.

La différence entre les whiskies, une question de procédé

Le procédé d’élaboration permet aussi de reconnaître les différences de whisky. De la distillation au vieillissement, le processus de fabrication diffère d’un whisky à un autre. Dans cette optique, la mention “cask strength” renvoie à un whisky pur, tel qu’il sort du tonneau de vieillissement. En d’autres termes, elle désigne l’utilisation d’un seul fût lors de la maturation. De même, elle signifie aussi que lors de la mise en bouteille, le degré d’alcool n’a subi aucune réduction. Si les autres whiskies sont dilués avec de l’eau pure, un Cask Strength est en effet mis en bouteille directement du tonneau. Concernant la distillation, la mention single fait référence à une seule distillerie, tandis que la mention blended en évoque plusieurs.

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